Depuis 1950, en occident du moins, le pouvoir d’achat a doublé, la santé a fait des progrès importants, l’espérance de vie s’est allongée, les conditions de travail se sont améliorées… Pourtant, toutes les études le montrent, les gens ne sont pas plus heureux !
Le bonheur, mais ce n’est pas un sujet pour l’économie en général et pour l’entreprise en particulier direz vous.
Lord Layard, éminent économiste anglais, reconnu mondialement pour ses travaux sur le chômage et l’inégalité répond que si.
Le bonheur est fondamental à l’équilibre des sociétés et des individus.
Or, selon lui, la loi de la sélection naturelle de Darwin (compétition) et la main invisible (individualisme) d’Adam Smith qui dominent aujourd’hui la pensée occidentale dans tous les aspects de la vie, entraînent la disparition de tout sens du bien commun.
Avec pour conséquence, une criminalité en hausse, une explosion des dépressions, un délitement sans précédent des liens familiaux et sociaux …. et pour les entreprises l’apparition de problèmes nouveaux en terme de gestion de la ressource humaine : attractivité, fidélisation, engagement au travail pour toute la palette des générations actives.
Au croisement de plusieurs disciplines, une nouvelle science est peut être en train d’apparaître.
Le bonheur est devenu un légitime (nécessaire ?!) objet de recherche.
Les ‘’gens sérieux’’ qui produisent les études économiques, croisent maintenant leurs regards avec d’autres spécialistes, qu’il s’agisse de neuroscience, de génétique, de sociologie ou de psychologie.
Le prix Nobel d’économie 2002, n’a-t-il pas été accordé au spécialiste en psychologie de Princeton Daniel Kahneman.
Celui-ci d’ailleurs encourage la nouvelle génération de chercheurs en économie et en finances d’enrichir la théorie économique par les données issues de la psychologie cognitive explorant la motivation humaine.
Les modèles habituels de la théorie économique présument que l’individu conduit ses choix de manière rationnelle.
Il n’en est rien !
Aujourd’hui les questions sont posées afin de savoir comment pense réellement un individu, et qu’est ce qui réellement le rend heureux.
Sa motivation pour prendre une décision est dépendante de ce qu’il sait, ce à quoi il croit, en qui il a confiance et à quel moment de son parcours de vie il la prend.
L’observation des humains est toujours surprenante.
Par exemple, l’argent fait le bonheur… si vous êtes pauvre !
Au-delà d’un seuil de revenu annuel garantissant le pain quotidien (et un peu plus peut être !!) ce n’est pas l’augmentation de ces dits revenus qui rend plus heureux.
Une expérience très intéressante a été conduite chez des étudiants américains par Lord Richard Layard, professeur de sciences économiques à la « London School of Economics ». Devant un choix possible de deux états, ils préfèrent devenir plus pauvres aussi longtemps qu’ils se sentent meilleurs que les autres appartenant à un autre groupe de référence.
Les humains ne se sentent pas plus heureux juste parce qu’ils ont plus.
Non, ils se sentent heureux quand ils ont plus que les autres.
En d’autres termes, une augmentation est beaucoup agréable à recevoir si vous êtes seul à l’obtenir.
Est-ce sur ces bases apportées par la psychologie cognitive que se dessine l’engouement actuel pour la rémunération individualisée, alors que la performance n’a jamais autant fait appel à la force collective ?!
La prudence s’impose.
Affaire à suivre…
Quoiqu’il en soit la plupart des économistes s’accordent sur trois points.
OK pour explorer de nouvelles voies afin de comprendre mieux comment l’économie de marché fonctionne.
OK pour accorder de l’intérêt aux informations sur les styles de vie, les préférences, les sentiments contenues dans d’immenses bases de données et traitées pour le moment de manière artisanale.
OK pour les étudier de manière professionnelle, quitte à ce que des contres verses farouches apparaissent. N’oublions pas la tempête de protestations qu’a déclenché Charles Murray dans son livre « The Bell Curve » (1994) quand il établissait un lien entre QI et origine ethnique !
Le miroir ne doit il pas toujours nous dire que nous sommes le plus beau !
Alors, s’il défaille …
Finalement le meilleur chemin vers le bonheur n’est il pas de s’investir un peu plus que nous ne le faisons vers ceux que nous aimons, ceux sur qui on peut compter, ceux qui constitue ce que les neurosciences appellent notre « secur base ».
A la question qu’est ce qu’une vie satisfaisante la plupart des gens répondent en 1 leur vocation (faire ce que j’aime, faire ce que j’ai envie de faire), en 2 leur famille, en 3 la communauté à laquelle ils appartiennent.
Quand le point 1 en peut être satisfait, les points 2 et 3 prennent alors plus d’importance.
Faisons notre l’affirmation d’un des plus brillants penseurs du siècle des lumières, Jeremy Bentham : « la meilleure société est celle où les citoyens sont le plus heureux »
C’est ce que permet Succeed Together (Build Community with diversity) qui permet avec le support de l’outil Maxi Meeting Software une nouvelle approche des reunions participatives.
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